noué


noué

1. noue [ nu ] n. f.
XIVe; noe XIIIe; lat. médiév. nauda, d'o. gaul.
Région. Terre grasse et humide ( marécage) cultivée en pâturage, en prairie; terrain périodiquement inondé. ⊗ HOM. Nous. noue 2. noue [ nu ] n. f.
• 1676; nohe 1223; lat. pop. °navica, °nauca, dér. de navis « nef »
Techn. ou région.
1Tuile creuse, bande de plomb servant à l'écoulement des eaux de pluie.
2(XVIIe) Angle rentrant formé par l'intersection de deux combles; pièce de charpente qui supporte leur jonction.

noue nom féminin (gaulois nauda) Terre grasse, humide et froide, en général laissée en prairie. ● noue (homonymes) nom féminin (gaulois nauda) noue forme conjuguée du verbe nouer nouent forme conjuguée du verbe nouer noues forme conjuguée du verbe nouer nous pronom personnelnoue nom féminin (latin populaire nauca, de navica, du latin classique navis, navire) Arête rentrante inclinée formée par l'intersection de deux pans de couverture. ● noue (expressions) nom féminin (latin populaire nauca, de navica, du latin classique navis, navire) Arêtier de noue, pièce de charpente qui reçoit les empanons de ces deux pans. Pièce de noue, type spécial de tuile creuse servant à garnir les noues. ● noue (homonymes) nom féminin (latin populaire nauca, de navica, du latin classique navis, navire) noue forme conjuguée du verbe nouer nouent forme conjuguée du verbe nouer noues forme conjuguée du verbe nouer nous pronom personnel

noué, ée
adj. à quoi l'on a fait un noeud; lié au moyen d'un noeud.
|| Fig. Avoir la gorge nouée, contractée par l'émotion, l'anxiété, etc.

I.
⇒NOUE1, subst. fém.
A. —Terre grasse, marécageuse, utilisée comme pâture. (Dict. XIXe et XXe s.).
B. — ,,Bras naturel ou artificiel d'une rivière demeurant largement en communication avec elle par l'aval`` (COLAS-CAB. 1968). Le droit de pêche est exercé au profit de l'État: (...) Dans les bras, noues, boires et fossés qui tirent leurs eaux des fleuves et rivières domaniaux dans lesquels on peut en tout temps passer ou pénétrer librement en bateau de pêcheur et dont l'entretien est à la charge de l'État (Code rural, Paris, Dalloz, 1972, art.403, p.125).
C.AGRIC. ,,Intervalle entre deux sillons où les eaux de pluie stagnent`` (FÉN. 1970; ds Lar., PLAIS.-CAILL. 1958, COLAS-CAB. 1968).
Prononc. et Orth.:[nu]. Homon. noue2, nous, et formes de nouer. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. 1294 noe «terre grasse et humide servant de pâturage» (Ch[arte] de 1294, Beauger[ais], Arch. de l'Indre-et-Loire ds GDF.); 1333 a. poit. noue (LALANNE); 2.1809 agric. «intervalle entre les billons» (Dict. d'agric. ds GDF.). Terme partic. représenté dès l'a. fr. dans l'ouest et le centre de la France. Du lat. médiév. nauda «terrain marécageux» (IXe s. à Blois ds Gallia christiana, t.8, 1744, col.411, cf. DU CANGE; Nov. gloss.), d'un gaul. nauda «id.» (MEYER-LÜBKE ds Z. rom. Philol. t. 26, p.727; FEW t.7, pp.53-54).
II.
⇒NOUE2, subst. fém.
A. —1. CHARPENTERIE
a) ,,Angle rentrant par lequel deux combles se coupent`` (VOGÜÉ-NEUFVILLE 1971). Les combles [de cette maison de campagne] sont à pentes simples, sans noues et pénétrations (VIOLLET-LE-DUC, Archit., 1872, p.368).
b) ,,Pièce de bois qui reçoit les empannons de deux combles qui se joignent en angle rentrant`` (JOSSIER 1881). Les arêtiers et noues [d'un comble] sont généralement assemblés à tenon et mortaise (ROBINOT, Vérif., métré et prat. trav. bât., t.2, 1928, p.22).
2. PLOMB., ZING. Rigole à l'intersection des deux pans d'une toiture, formée par l'assemblage de tuiles creuses ou de plaques de zinc, de cuivre ou de plomb et servant à l'écoulement des eaux de pluie; chacune des tuiles creuses ou des plaques qui tapissent cette rigole:
♦ La noue est constituée par un revêtement métallique posé sur voligeage et dont le développement et le profil sont fonction de sa pente et de la quantité d'eau à évacuer.
H. BERBESSON, M. BOUERY, J. CLAUZON, Produits de terre cuite de bât., Paris, 1979, p.200.
B.TRAV. PUBL. ,,Partie de pavé de forme triangulaire au droit d'un angle rentrant, composée de deux revers au milieu desquels est un ruisseau`` (LITTRÉ).
Prononc. et Orth.:[nu]. Homon. noue1, nous, et formes de nouer. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. a) 1223 nohe «gouttière» (Pièce de 1223 ds A. D'HERBOMEZ, Ét. sur le dial. du Tournaisis, p.12 ds GDF., s.v. embevrer); b) 1379 noe «gouttière à l'intersection de deux combles inclinés`` (B. et H. PROST, Inventaires mobiliers des ducs de Bourgogne, t.2, p.63); 2. 1287 noe «tuile creuse formant rigole d'écoulement» (A. LONGNON, Doc. rel. au comté de Champagne et de Brie, p.66: pour tuilles, noes et arrestieres); 3. 1676 noue «pièce de bois qui reçoit les empannons de deux combles se joignant en angle rentrant» (FÉLIBIEN); 4. 1868 trav. publ. (LITTRÉ). D'un b. lat. nauca, forme contractée de navica «petit bateau», dimin. du lat. navis «bateau» (nef) (MEYER-LÜBKE ds Z. rom. Philol. t.26, pp.727-728; FEW t.7, pp.58-60).
DÉR. Nouette, subst. fém., couv. a) Tuile bordée d'une arête. (Dict. XIXe et XXe s.). b) Noue (supra A 2) réalisée sur des tuiles très plates à l'aide de tuiles très bombées (d'apr. P. DEMANDRILLE, G. CAMBOU, Traité de couverture, Paris, Massin et Cie, 1978, p.422). []. 1re attest. 1782 (Encyclop. méthod. mécan., t.2, p.72); de noue2, suff. -ette (-et).

1. noue [nu] n. f.
ÉTYM. XIIIe, noe; noue, XIVe; du lat. pop. nauda, d'orig. gauloise.
Régional. Terre grasse et humide ( Marécage) cultivée en pâturage, en prairie.Terrain périodiquement inondé (en particulier, ancien lit de rivière, de ruisseau). || Les noues qui tirent leurs eaux des rivières navigables font partie du domaine public.
HOM. 2. Noue; formes du v. nouer, nous.
————————
2. noue [nu] n. f.
ÉTYM. 1471; nohe, noe, 1223; du lat. pop. navica, contracté en nauca, et dér. de navis. → Nef.
1 Tuile creuse ou bande de plomb, de zinc, incurvée, servant à l'écoulement des eaux de pluie. || Canal fait avec des noues. Noulet.
2 (1611). Angle rentrant formé par l'intersection de deux combles. || Noues d'ardoises à deux tanchis. || Pièce de charpente qui supporte la jonction rentrante de deux combles ( Noulet).
DÉR. Nouette, noulet.
HOM. 1. Noue; formes du v. nouer, nous.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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